🎙️ Revenons un peu en arrière : c’était quoi ton parcours avant de te lancer ?
J’ai fait un bac en génie mécanique. À ma dernière session, j’ai suivi un cours d’entrepreneuriat qui m’a vraiment ouvert les yeux sur cette possibilité.
J’avais déjà fait plusieurs stages en industrie, notamment en aéronautique et en medtech, mais je n’avais pas nécessairement l’idée de me lancer en affaires. En parallèle, ma grand-mère s’est cassé la hanche, ce qui m’a donné une problématique très concrète à explorer pendant ce cours.
Par la suite, j’ai lancé l’entreprise et commencé une maîtrise en ingénierie, que j’ai terminée l’année dernière.
Est-ce que tu as toujours su que tu voulais entreprendre ?
Non. J’avais de la difficulté à fitter dans les moules classiques et je me demandais beaucoup quel genre de travail je voulais faire plus tard. Après mon cours d’entrepreneuriat, cette voie m’a semblé assez naturelle.
Mon grand-père était entrepreneur, donc ça a peut-être sauté une génération ! Mes deux parents sont banquiers et plutôt dans une logique de mitigation du risque. Moi, je suis parti complètement dans l’autre direction.
Quand est-ce que tu t'es dit : "Je suis prêt, je me lance" ?
Je terminais mon bac au moment où la COVID est arrivée. Il y avait déjà énormément d’incertitude et je me suis dit : pourquoi ne pas en ajouter une de plus ?
Dans ce contexte-là, entreprendre ne me semblait finalement pas tellement plus incertain que le reste. J’ai décidé de faire le saut et de voir où ça allait me mener.
Ça vient d'où le nom Azimut Médical ?
Il y a l’expression « tous azimuts », qui évoque toutes les directions, mais aussi une idée d’exploration.
Notre objectif, c’est de redonner aux gens leur liberté de mouvement et leur indépendance, d’enlever cette peur de tomber pour leur permettre de recommencer à explorer. Le nom vient de là.
Est-ce que tu es passé par un incubateur ? Qu'est-ce que ça t'a apporté ?
Oui. Notre projet s’est classé dans le top 3 de mon cours d’entrepreneuriat, ce qui nous donnait à l’époque une entrée en accélération au Centech. J’ai fait le programme en parallèle de ma dernière session de bac, puis j’ai poursuivi avec Propulsion et d’autres programmes.
Quand tu n’as aucune expérience en entrepreneuriat, ces programmes permettent d’apprendre énormément de choses rapidement. Mais à un moment donné, il faut se détacher de la théorie, entrer dans la vraie vie et adapter ses apprentissages à la réalité.
Quel est le meilleur conseil qu'on t'ait donné ?
Rester proche de ses clients.
Une entreprise, au final, c’est vendre un produit qui règle une problématique pour laquelle quelqu’un est prêt à payer. Tu peux avoir une excellente solution, mais si personne ne veut payer pour, tu n’as pas de business.
C’est parfois difficile à entendre, mais parler tôt à ses clients peut éviter de passer six mois à développer quelque chose dont ils ne veulent pas.
Et si tu devais donner un conseil à un entrepreneur ?
En affaires, il n’existe pas seulement deux ou trois façons de faire un deal. On peut être beaucoup plus créatif qu’on pense.
Si un élément bloque une entente, demande-toi pourquoi il doit absolument en faire partie. Il y a souvent une autre façon de structurer les choses pour arriver à une situation gagnant-gagnant.