Avec le recul, c’est quoi ta plus grande fierté aujourd’hui ?
Ma plus grande fierté, c'est de voir mon équipe évoluer ensemble et s'approprier pleinement ce qu'elle construit.
Aujourd'hui, chacun est propriétaire de son domaine et livre un travail d'une qualité bien supérieure à ce que je pourrais faire seul.
L'autre grande satisfaction, c'est d'entendre nos clients présenter eux-mêmes notre solution dans des conférences et expliquer l'impact qu'elle a eu sur leur façon de travailler. C'est là qu'on réalise que ce qu'on construit crée une vraie valeur.
Et toi, personnellement, de quoi es-tu le plus fier ?
Je suis fier d'avoir fait le saut.
Au départ, j'ai longtemps hésité avant de me lancer. Je me faisais mille scénarios dans ma tête. Avec le recul, je suis fier d'avoir pris cette décision et surtout d'avoir continué.
Comme tous les entrepreneurs, il y a des moments où je me dis que j'aurais pu choisir une voie plus simple. Mais je continue de me lever chaque matin avec la même motivation. Cette persévérance, c'est probablement ce dont je suis le plus fier.
Et à l’inverse, qu’est-ce qui a été le plus exigeant ?
Je me fixe des attentes très élevées envers moi-même.
J'ai toujours envie d'en faire plus et j'ai parfois de la difficulté à accepter les moments où il faut simplement attendre. Entre deux rencontres, lorsqu'il n'y a rien d'urgent à faire, mon cerveau me dit constamment que je devrais être en train de travailler sur autre chose.
Avec le temps, j'ai compris que ce rythme pouvait mener à l'épuisement si on ne faisait pas attention. C'est pourquoi je trouve essentiel d'être bien entouré, autant par sa famille que par sa communauté ou des professionnels.
Est-ce qu’il y a une phrase ou un mantra qui te guide ?
Oui : Believe.
C'est un mot qui revient souvent dans les discussions avec ma conjointe lorsqu'il y a des périodes plus difficiles. Je me répète simplement de continuer à croire au projet et de ne pas abandonner.
Je pense souvent à la série Ted Lasso et à son fameux panneau « Believe ». C'est une image qui me revient régulièrement et qui m'aide à continuer.
Dans ton parcours, est-ce qu’il y a une personne qui a vraiment fait la différence pour toi ?
Ça commence avec mes parents, ma conjointe et mes enfants.
Professionnellement, Louis-Martin Rousseau, qui était mon directeur de recherche, a joué un rôle déterminant. Il a été l'un des premiers à croire au projet. Après ma maîtrise, il m'a demandé de combien j'avais besoin pour démarrer et il est devenu notre premier investisseur externe.
Ce sont ces premiers « believers » qui font souvent toute la différence.
Est-ce qu’il y a une rencontre ou une synergie à Ax.c qui a eu un impact concret ?
Plus qu'une rencontre en particulier, c'est la communauté qui fait la différence.
Le fait d'être entouré quotidiennement d'autres fondateurs permet d'échanger facilement, de partager des expériences et d'apprendre les uns des autres. Cette proximité est difficile à retrouver ailleurs.
J'ai aussi développé une belle relation avec Sleiman (Josephine Care) et Elisabeth (BetaLab). Nous nous connaissons depuis le Centech et nous continuons à échanger régulièrement. Ces discussions sont toujours enrichissantes.
Pour finir : qu’est-ce qui te motive à te lever le matin ?
Mon équipe. Et le problème que nous essayons de résoudre.
C'est ce qui me donne envie de continuer chaque jour.
Un dernier mot ?
Si cette entrevue peut donner envie à quelqu'un de se lancer en entrepreneuriat, j'en serais très heureux.
J'aime partager mon expérience avec les personnes qui souhaitent démarrer une entreprise. J'interviens régulièrement auprès d'étudiants à Concordia et à Polytechnique, et je suis toujours disponible sur LinkedIn pour répondre à des questions, partager des conseils ou simplement échanger sur les défis du quotidien d'un entrepreneur.
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